Exégèse de la sourate 93 Ad-Duha (Le jour montant)

Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le très Miséricordieux

1. Par le Jour Montant!

2. Et par la nuit quand elle couvre tout!

3. Ton Seigneur ne t’a ni abandonné, ni détesté.


4. La vie dernière t’est, certes, meilleure que la vie présente.


5. Ton Seigneur t’accordera certes [Ses faveurs], et alors tu seras satisfait.


6. Ne t’a-t-Il pas trouvé orphelin? Alors Il t’a accueilli!

7. Ne t’a-t-Il pas trouvé égaré ? Alors Il t’a guidé.

8. Ne t’a-t-Il pas trouvé pauvre? Alors Il t’a enrichi.

9. Quant à l’orphelin, donc, ne le maltraite pas.


10. Quant au demandeur , ne le repousse pas.


11. Et quant au bienfait de ton Seigneur, proclame-le.

Les causes de la révélation de sourate Al Kawthar par Muqbil Al-wadi’iy

 

Sourate 93

Le jour montant (Ad-Douhâ)

Al-Boukhâri (10 /339) rapporte ce récit de Joundoub [Ibn ‘Abdillah] ibn Soufyân : Le Messager d’Allah (ﷺ) tomba malade au point de ne pouvoir veiller en prière deux ou trois nuits. Une femme vint alors et lui dit : « Muhammad ! j’espère que ton démon t’a quitté, car je ne l’ai pas vu t’approcher depuis ou trois nuits. » Allah (ﷻ)  révéla alors ces versets : « Par le jour montant ! Et par la nuit quand elle couvre tout ! Ton Seigneur ne t’a ni laissé ni détester ».

 

__________________Les Paroles du Très Haut_________________

وَلَسَوْفَ يُعْطِيكَ رَبُّكَ فَتَرْضَىٰٓ  {5}

« Ton Seigneur t’accordera certainement de Ses faveurs, et alors tu seras satisfait ». [S93 verset 5]

 

Ibn Kathir, dans son Tafsir (4/522), rapporte ce récit que ‘Ali tient de son père ‘Abdullah ibn ‘Abbâs : Les trésors successifs qui allaient être accordés à sa nation furent présentés au Messager d’Allah (ﷺ) qui en fut réjoui. Allah révéla alors : « Ton Seigneur t’accordera certainement de Ses faveurs , et alors tu seras satisfait ». Et Allah lui accordera au Paradis un million de palais, chaque palais contenant ce qui lui convient comme épouses et comme domestiques. Ibn Kathir fit ce commentaire : « Ce récit fut rapporté par Ibn Jarîr, ainsi qu’Ibn Abi Hâtim selon sa propre chaîne de narrateurs. Cette chaîne, qui remonte jusqu’à Ibn ‘Abbâs, est authentique. Cependant, ce genre de paroles ne peuvent avoir été prononcées par Ibn ‘Abbâs sans l’avoir été, avant lui, par le Prophète (). »