Exégèse de la sourate 109 Al Kafiroune (Les infidèles)
﷽
Au nom d’Allah le Tout Miséricordieux le très Miséricordieux

1. Dis : « Ô vous les infidèles !
2. Je n’adore pas ce que vous adorez.
3. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore.
4. Je ne suis pas adorateur de ce que vous adorez.
5. Et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore.
6. A vous votre religion, et à moi ma religion ».
Exégèse de la sourate Al Fatiha par Ibn Kathir
109 – SOURATE DES INFIDÈLES
6 versets
Elle a été révélée tout entière à La Mecque après la sourate du Secours.
Au nom d’Allah le Miséricordieux le Très Miséricordieux.
Dis : O infidèles! (1) Je n’adorerai point ce que vous adorez, (2) pas plus que vous n’adorerez ce que j’adore. (3) Je n’ai jamais adoré ce que vous adorez, (4) et vous n’avez jamais adoré ce que j’adore. (5) A vous, votre religion. A moi, la mienne (6).
Al-Hareth Ben Jabla rapporte: « J’ai demandé : « O Messager d’Allah, apprends-moi quelques choses à dire avant de dormir ?». Il me répondit : «Quand tu vas te mettre au lit, récite : « Dis : O infidèles » car elle est une immunité contre le polythéisme» ( Rapporté par Ahmed). Jaber Qu’Allah L’agrée, de sa part, a dit que le Messager d’Allah ﷺ récitait cette sourate et la sourate de « La pureté du dogme » après avoir accompli la circumambulation autour de la Ka’ba. Cette sourate constitue, certes, un désaveu de ce que font les idolâtres où qu’ils se trouvent. Mais elle a été adressée en particulier aux Qoraichites qui avaient appelé le Messager d’Allah ﷺ à l’adoration des idoles une année et eux d’adorer son Seigneur l’année suivante. Allah ﷻ lui révéla cette sourate et lui ordonna de désavouer complètement le culte des polythéistes. «Je n’adorerai point ce que vous adorez » comme idoles et pierres dressées. « Pas plus que vous n’adorerez ce que j’adore » qui est le Allah L’Unique et qui n’a pas d’associés. « Je n’ai jamais adoré ce que vous adorez, et vous n’avez jamais adoré ce que j’adore » votre culte je ne le pratiquerai plus et je le désavoue, car je n’adore que Allah ﷻ comme il sedoit en suivant ce qu’il m’a ordonné de faire en vue d’obtenir Sa satisfaction et d’être agréé de Lui. Quant à vous, ô incrédules, vous ne suivez du tout les enseignements d’Allah ﷻ et Ses lois, mais vous avez inventé quelque chose de votre propre gré, comme Allah ﷻ a dit ailleurs : « En tout ceci, vous ne faites que suivre vos propres goûts et penchants » [Coran LIII, 23]. C’est pourquoi la parole de l’Islam consiste à attester qu’il n’y a d’autres divinités que Allah ﷻ et que Mohammed est Son Messager. On ne peut y parvenir qu’en suivant ce que Mohammed ﷺ a apporté comme vérité.
« A vous, votre religion. A moi, la mienne » Libre à vous de persévérer dans votre culte, quant à moi, je ne suivrai jamais ce que vous m’appelez à suivre dans ce qui me reste à vivre, pas plus que vous n’adorerez ce que j’adore. Les linguistes Arabes ont précisé que ceci constitue une affirmation tout comme Allah ﷻ affirme que le bonheur est proche du malheur quand II a dit : « A côté de l’échec, il y a le succès » [Coran XCIV, 5). En voilà trois interprétation à son sujet. La première est celle que nous venons de dire. La deuxième est celle de Boukhari et d’autres exégètes qui ont précisé que les premiers versets se rapportent à un fait déjà passé dont le sens est le Suivant : « Je n’ai pas adoré ce que vous avez adoré, pas plus que vous n’avez pas adoré ce que j’ai adoré » et les derniers se rapportent au futur : «Je n’adorerai pas ce que vous adorerez, et vous n’adorerez pas ce que j’adorerai ». La troisième est une affirmation catégorique qu’aucun ne suive le cuite de l’autre.
