Les causes de la révélation de la sourate Al-Fatiha
Les ulémas ont des avis différents au sujet de cette sourate. Pour la majorité d’entre eux, elle fut révélée à La Mecque ; et elle fut en plus parmi les premières (sourates) révélées du Coran.
En effet, Abu Maysara a rapporté : Le Messager de D’Âllah entendit, une fois sorti, quelqu’un qui l’appela :
« O Muhammed ! » Mais il prit la fuite dès qu’il entendit le son (de cet appel). Et c’était Waraqa ibn Nawfal qui lui dit :
« « Si tu entends l’appel, attends jusqu’à ce que tu entendes ce qu’il te dira ! »
Et Abu Muaysara de reprendre : « Une fois sorti, il entendit l’appel : « O Muhammed !
Je suis à toi, répondit le Prophète.
Dis : Je témoigne qu’il n’y a de dieu que Dieu et que Muhammed est le Messager de Dieu. » Puis il lui dit : « Dis : Louange à Dieu le Maitre des mondes, le Tout-Miséricordieux, le Tout-Compatissant, le Roi du jour du jugement … » jusqu’à la fin d’al-fâtiha du Livre. »
Ceci est aussi l’avis de ‘Ali ibn Abu Tâlib qui avait rapporté : « La fâtiha du Livre fut révélée à La Mecque en descendant d’un trésor (se trouvant) sous le Trône.»
Ibn ‘Abbâs a aussi rapporté : « Une fois, le Prophète s’est mis debout (au milieu) de La Mecque en récitant : Au Nom d’Allah le Tout-Miséricordieux, le Tout-Compatissant. Louange à Dieu le Maître des mondes… Et Qureich de lui dire : « Que Dieu te torde la bouche !»
Al-Hassan et Qatâda ont avancé un avis similaire. Mais pour Mujâhid, la Fâtiha est Médinoise (révélée à Médine); et c’est pour cela qu’al-Husseïn ibn al-Fadl avait dit: «A chaque savant une faute, et celle-ci en est une première pour Mujâhid, car il est le seul à avoir cet avis. En plus, les ulémas sont tous d’un avis différent du sien. »
D’ailleurs, le verset suivant prouve d’une manière formelle qu’elle est Mecquoise :
Nous t’avons accordé les sept (versets) doublements (révélés) et la Lecture sublime (l). C’est-à-dire la Fâtiha.
D’après Abu Hureïra, le Messager de Dieu avait dit une fois, après avoir écouté Ubey ibn Ka’ba réciter la surate-mère du Coran (C.à.d. la Fâtiha) : «Par Celui qui tient mon âme dans sa Main rien de comparable n’a été révélé par Dieu; ni dans la Torah, ni dans l’Evangile, ni dans les Psaumes, ni dans le Coran. Elle (la Fâtiha) est formée des sept (versets) doublement (révélés) avec la Lecture sublime que j’ai eue. »
Or, la surate d’al-Hijr est Mecquoise, sans nulle controverse ; et Dieu n’aurait pas à rappeler son Messager de lui avoir fait grâce de la Fatiha alors qu’il était à La Mecque puis la lui révèle à Médine. De plus, on ne peut pas prétendre que le Messager de Dieu faisait sa prière durant les années qu’il était à La Mecque sans la Fâtiha, cela est inadmissible.
